Bien que le concept de dette technique soit initialement apparu dans le contexte du développement logiciel, il est à étendre à l’ensemble du système d’information de l’entreprise : il s’agit des coûts supplémentaires engendrés et/ou des revenus non générés par l’utilisation de solutions digitales non adaptées ou obsolètes.

Ces coûts supplémentaires sont engendrés par :

  • des dépenses opérationnelles plus élevées (on pourrait faire plus avec moins),
  • le risque d’erreur humaine (exemple : erreurs de livraison),
  • le manque de fiabilité de l’information,
  • des délais plus longs (mise en œuvre de nouvelles fonctionnalités, etc.),
  • des performances réduites,
  • l’abscence de l’amélioration de l’expérience client,
  • etc.

Parallèlement, votre dette technique vous empêche de tirer parti des nouvelles technologies et méthodologies, qui sont des opportunités de réduction de coûts et de création de valeur (sans cesse croissantes !).

Cela veut-il dire qu’il faut systématiquement remettre en question toutes les composantes du système d’information ?

Non, un point annuel suffit généralement, et il doit s’inscrire dans la stratégie digitale à moyen terme de l’entreprise (5 ans), ce qui permettra de mieux anticiper et mieux maîtriser votre dette technique. L’important est de garder le contrôle de cette dette, à défaut cela pourrait vous coûter très cher, voire vous mettre hors-jeux !

Mais attention : l’évaluation de la dette technique n’est pas chose aisée. Cela nécessite un regard impartial et une prise de recul. Les équipes informatiques internes doivent accepter de sortir de leur zone de confort. Aussi, les dirigeants se doivent de challenger régulièrement les équipes informatiques internes et les prestataires. Enfin, un audit réalisé par une société de conseil permettra d’avoir un regard neuf et neutre, et pourra également suggérer les solutions, technologies et méthodologies appropriées.